La Bête a sévi dans le diocèse du Gévaudan, qui, de nos jours correspond au département de la Lozère, et des parties du Cantal et de la Haute-Loire.
Le Gévaudan est un pays sauvage délimité :
à l'est : par l'Allier, jusqu'au confluent de la Desge,
au sud : par les gorges de la Jonte, les Cévennes et le Mont Aigoual,
au nord : par la Desge et le Bès,
à l'ouest : par les monts Aubrac et Causse Méjean,
soit un territoire de 6 500 km².
L'environnement du Gévaudan est constitué de vallées et de montagnes très boisées. Les villages sont éloignés de plusieurs kilomètres les uns des autres, et la rareté des routes à l'époque de l'affaire rendait les déplacements difficiles, longs et dangereux.
Sur le lieu de la mort de la Bête : les montagnes de Margeride sont constituées de landes à bruyères, pins et myrtilles, de blocs de granit et de hêtraies dans les pentes. Elles étaient bien moins boisées à cette époque qu'actuellement (vastes plantations d'épicéas) et les troupeaux de moutons pouvaient donc paître très haut. Mais elles ont un climat très rude (il y subsiste des plantes de l'âge glaciaire) rendant impossibles les battues d'hiver, et les chevaux des chasseurs s'embourbaient même dans les nombreuses tourbières (les "sagnes" ou "Molières").
La bête semblerait avoir fait sa première victime aux alentour du 30 juin 1764, une jeune bergère de 14 ans qu'on aurait retrouvé nue. La paroisse de st Etienne n'a pas enterré la victime avec les sacrement habituel puisqu'elle n'a pas pu faire ses dernières confessions... Le curé de la paroisse fait mention qu'elle fut la victime de LA bête par déduction nous pouvons dire qu'elle n'est en fait que la première victime "déclaré" de la fameuse bête tueuse. Puis surviendra un carnage qui terrorisera le Gévaudan.
Il y a des suppositions (mais aucune preuve.) que la bête aurait été dressé par un homme pour attaqué l'homme, ce qui pour expliqué le fait que les victimes en règle général des jeunes femmes voire des enfants soit retrouvé nue ou partiellement déshabillé, on pourrait alors aller dans la direction d'un tueur en série pédophile ou malade sexuel. Parmi les suspect figure une famille, la famille Chastel( qui aura son importance) ils furent emprisonné pendant une courte période pour outrage aux autorités. L'emprisonnement n'eut cependant aucune incidence sur les meurtres qui continuèrent...
D'autres hypothèses évoquent un ou plusieurs animaux sauvage : croisement hybride entre loups et chiens.
Devant l'ampleur de l'affaire, les autorités se décidèrent à faire appel à divers chasseurs afin d'organiser des battues auxquelles participa de plus en plus de monde. Dragons, louvetiers et porte arquebuse du roi se succédèrent alors pour « courir sus à la Bête ». Les résultats furent, à tout le moins, décevants. Il faudra attendre le 20 septembre 1765 pour qu'un grand loup soit abattu par le porte arquebuse du roi, François Antoine.
L'animal abattu était bien un loup et fut naturaliser et envoyé a Versailles déposé au cabinet du roi. Pour le roi Louis XV et sa cour, l'affaire était close ...
Mais les meurtres recommencèrent après quelques temps d'accalmi. Les autorités se désintéressèrent alors de l'affaire. Le Gévaudan allait alors de voir vivre encore presque 2 ans avec sa bête. Enfin le 19 juin 1767 c'est jean Chastel( précédemment emprisonné ) qui abat un "loup" d'une taille conséquente, suite a cette chasse il est confirmé que les attaques cessèrent.
conclusion:
la thèse surnaturelle est écartée.
Nous n'avons que peu d'explication et les hypothèses vont bon train. Pourtant, en 1819, dans un petit fascicule vendu un franc au Jardin des Plantes, on pouvait lire: « Description de ce qu’il y a de remarquable à la Ménagerie et au Cabinet d’Histoire Naturelle, concernant la vie et les habitudes des Animaux féroces qui sont renfermés tant à la Ménagerie que dans la Vallée Suisse : Suivie des Curiosités qui se trouvent au Cabinet d’Histoire Naturelle. Imprimerie J. MORONVAL, Paris, 1819. » aux pages 5 et 6 : « 5. La Hyènes barrée d’Orient.- ... Ce féroce et indomptable animal est rangé dans la classe du loup cervier ; il habite l’Égypte, il parcourt les tombeaux pour en arracher les cadavres ; le jour, il attaque les hommes, les femmes et les enfants, et les dévore. Il porte une crinière sur son dos, barrée comme le tigre royal ; celle-ci est de la même espèce que celle que l’on voit au cabinet d’Histoire Naturelle, et qui a dévoré, dans le Gévaudan, une grande quantité de personnes ». Ce petit fascicule est toujours consultable à la Bibliothèque Centrale du Muséum National d’Histoire Naturelle, 38 rue Geoffroy Saint Hilaire Paris 5 où il est archivé sous la cote : 8° Rés. 48.
Cette animal serait donc clairement identifié ? Mais alors si c'est une hyène comment aurait elle pu se trouvé la, le mystère est encore entier et je pense que nous n'aurons jamais la réponse...